La sélection 2012-2013

La sélection du Prix Bulles de Marseille comporte normalement dix titres… Mais pour ne pas faire comme tout le monde, le comité de lecture chargé d’établir cette liste a décidé de laisser un peu de choix à chaque établissement, et de ne proposer que neuf titres !

Ainsi, tous les participants pourront ajouter dans la sélection une BD coup de cœur, et la proposer à tous les autres collèges et lycées qui accepteront de jouer le jeu de la découverte.

 

En attendant, voilà les ouvrages retenus – Attention, il s’agit d’une sélection collège-lycée, donc pour certains titres à réserver aux élèves de quatrième ou de troisième.

TEZUKA Osamu, Sarutobi, Cornélius, 2009 – Une histoire de ninjas en un seul volume par le maître historique du manga.

ENDÔ Hiroki, All rounder Meguru,  Panini Manga, 2011 – un titre permettant d’aborder un genre emblématique de la bande dessinée japonaise : le manga de sport. Faute de sortir Olive et Tom des cartons, on découvre ici un sport de combat méconnu, le shooto…

CHIAVINI Lorenzo, Furioso, Futuropolis, 2012 – une bande dessinée sur fond de croisade qui s’éternise, de peste et de fanatisme religieux, qui retrace l’histoire d’un « paladin » bien malgré lui, désigné par les autorités religieuses comme fer de lance de la guerre contre Saladin. Une réflexion intéressante sur la manipulation politique et l’écriture de l’histoire.

SANDOVAL Tony, Doom boy, Paquet, 2011 – Quand un adolescent en plein bouleversement intérieur se fait rejeter par son groupe, se heurte à la mort de son amie, ne sait plus trop quoi faire… Il a besoin d’un exutoire. C’est comme ça que « D » va se retrouver à jouer de sa guitare sur  le bord de mer et à envoyer du gros son au cours de sessions acoustiques radiodiffusées en amateur par un ami. Mais rapidement les morceaux interprétés par D -alias « Doomboy » pour les auditeurs- deviennent des références dans le petit milieu du rock. Une histoire de mal-être qui aborde avec poésie, sensibilité et pudeur de nombreux thèmes liés à l’adolescence.

PINS Arthur de, Zombillenium, tome 1 : Gretchen, Dupuis, 2010 – Et si les morts-vivants et autres vampires existaient vraiment ? Pour Aurélien, renversé par le directeur de Zombillénium lors d’un accident idiot succédant à un pathétique braquage raté, le choix est limpide : devenir un monstre et faire peur pour de faux aux petits enfants dans un parc d’attraction à thème – ou mourir. Un récit fantastique faussement gentil qui aborde quelques faits de société avec beaucoup d’humour, le tout servi par un graphisme dynamique et coloré.

LEBEAULT Fabrice, Horologiom, tome 6 : le ministère de la peur, Delcourt, 2011 – Horologiom était à l’origine une série de cinq volumes publiés pendant l’âge d’or de la collection Terre de Légende de Delcourt. Elle développait un univers assez incroyable, peuplé de machines et d’architectures à la fois fonctionnelles et poétiques. Dans cet univers, les êtres humains voyaient leurs passions réfrénées par une « clé » implantée dans leur boîte crânienne, transformant chaque individu en fonctionnaire ou en religieux parfaitement zélé, chacun étant évidemment au service de la société. Ce sixième tome peut tout à fait être lu indépendamment : il s’agit d’une enquête policière assez classique  dans laquelle le major Meursy du Service des Violences Privées (SVP) doit découvrir qui a bien pu décapiter Tinek, le fidèle exécutant des hautes œuvres du service… Et pourquoi ?!

DOMAS, 3 minutes, La Boîte à Bulles, 2009 – Volume unique, par un auteur marseillais membre des Zarmateliers. Une histoire d’amour racontée avec beaucoup de pudeur et de sensibilité dans notre belle ville de Marseille, et qui raconte la rencontre entre Max -dessinateur de bande-dessinées- et Coquillage. Un récit et un dessin qui auraient pu être simples – mais un commencement l’est-il jamais vraiment ? Adeptes du guimauve dégoulinant, vous risquez d’être déçus.

MONTAIGNE Marion, Tu mourras moins bête, tome 1 : la science, c’est pas du cinéma, Ankama, 2011 – Directement issu du blog éponyme http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/ ce recueil d’histoires courtes met en scène le Prof Moustache répondant à des questions parfois absurdes, en tout cas toujours décalées. Désormais, vous saurez pourquoi les sabrolasers resteront du domaine de l’imaginaire, et vous comprendrez mieux les incroyables tours de force  scientifiques que les superproductions cinématographiques tentent de nous faire passer pour la réalité…

MAUDOUX Florent, Freak Squeele, tome 1 : Étrange université, Ankama, 2008  – Attention, il s’agit de l’édition en noir et blanc (et non pas de l’édition couleur, beaucoup moins dense). Une série française en cours, mêlant des influences diverses (mangas, comics, franco-belge) qui nous plonge dans le quotidien d’un trio d’apprentis au sein d’une école dédiée à la formation des supers-héros de demain. Humour potache, action primant sur la densité du scénario (même si ça change assez radicalement dans les tomes suivants) et héroïnes empruntant physique et codes vestimentaires aux genres de bd sus-cités . Foisonnant et délirant.

Doom Boy

D joue de la guitare dans un groupe de rock. Mais on ne peut pas dire que tout aille bien pour lui : sa meilleure amie est morte, et on peut dire qu’elle a emporté avec elle une partie de l’adolescent qui doute, s’emporte, et va jusqu’à se brouiller avec presque tous ses amis.

Mais un jour, fasciné par une expérience presque surnaturelle au bord de l’océan, D décide de jouer sa musique sur la plage sous le pseudo de Doomboy lors de sessions radiodiffusées en amateur par un ami.  Très vite, ses riffs sauvages et déchaînés créent le buzz dans le milieu des fans de  musique rock qui ne fait pas semblant.

Horologiom, tome 6 : le ministère de la peur

Horologiom est à l’origine une série en cinq volumes, parus aux éditions Delcourt entre 1994 et 2000. Elle raconte l’histoire d’un jeune acrobate arrivé par le plus grand des hasard dans une drôle de cité perdue au fond d’une vallée, et totalement coupée du monde. Fabrice Lebeault, créateur de cet univers étrange et fascinant, peuplé d’architectures démesurées et de machines étonnantes, nous livre ici un sixième opus, pouvant être lu indépendamment des cinq premiers, et qui explore un peu plus l’univers d’Horologiom tout en livrant au lecteur une enquête policière rondement menée.

Le major Meurcy est à la tête du Service des Violences Privées (SVP), chargé de réguler les faits de violences dans la cité si bien réglée d’Horologiom. En clair, il enquête sur les crimes, et a toute latitude pour gérer la situation des criminels, qui mettent en danger l’ordre bien établi et doivent, de fait être implacablement mis hors service.

Mais le jour où l’on retrouve la tête de son adjoint Tinek séparée du reste de son anatomie commence une enquête d’autant plus trouble qu’elle empiète sur les membres du SVP. En remontant la piste de l’assassin, Meursy découvre de nombreux détails troublants sur le passé de feu son discret assistant. Derrière ce meurtre, trop de zones d’ombres sont mises en évidence, qui impliquent parfois des personnes haut placées et des ministères d’apparence irréprochables. Meursy ne s’en laisse pas pour autant conter, et n’est pas prêt à abandonner son enquête, quels que soient les bâtons qu’on lui mette dans les rouages.

3 Minutes

Max est un dessinateur de bandes dessinées, trentenaire, et plutôt malchanceux en amour. Très (trop?) sensible, il se pose beaucoup de questions sur sa vie, sur le monde… jusqu’au jour où il rencontre Coquillage. Et si cette rencontre éclaire sa vie comme jamais, elle apporte aussi son lot d’interrogations, de doutes, de peurs…

Tu mourras moins bête, tome 1 : la science, c’est pas du cinéma

Le professeur Moustache est une scientifique dont la spécialité est de répondre aux interrogations existentielles qui peuvent se présenter dans notre vie de tous les jours : peut-on vraiment rétrécir des êtres vivants ? Les sabrolasers existent-ils ? Et la téléportation ?

Attention : la science qu’on nous montre dans les films, ce n’est pas toujours ce que l’on croit !

Freak Squeele, tome 1 : Étrange université

La F. E. A. H (Faculté d’Études Académique des Héros) est une université qui propose un cursus complet de formation des super-héros : soigner son image, porter des costumes, établir des plans saugrenus… Cours théoriques et pratiques sont au programme, par équipe de trois !

Faute d’alternatives, Xiong Mao, Chance et Ombre vont se retrouver dans la même équipe en début d’année. Et peu importe que Xiong Mao soit une fille de parrain mafieux, que les projets de Chance semblent systématiquement voués à la catastrophe et qu’Ombre soit loup garou aussi baraqué que timide… Il vont devoir faire avec. Mais attention : le chemin pour devenir un vrai héros est parsemé d’obstacles démesurés et d’examens impitoyables !

Sarutobi

Sarutobi est un jeune garçon, fils de paysans et tout frais émoulu de l’école de ninjas du maître Tozawa. Il est plutôt brillant, mais sitôt son permis en poche, il s’empresse de se venger des samouraïs, dont les conflits incessants et le mépris affiché pour les basses classes sont à l’origine de nombreuses souffrances pour les paysans. Pour ce faire, il enchaîne les mauvais tours, usant et abusant de la magie ninja face à laquelle les samouraïs sont impuissants. Mais maître Tozawa ne l’entend pas de cette oreille : si son école a dispensé un enseignement ninja à Sarutobi, ce n’est certainement pas pour lui permettre d’assouvir ses désirs de vengeance. Aussi, afin de remettre son élève sur le droit chemin, il lui retire son permis – et du même coup ses pouvoirs.

Commence alors pour le jeune ninja une longue quête, au cours de laquelle combats, rencontres et mésaventures sont autant d’étapes vers une meilleure compréhension du monde et du rôle que chacun peut y jouer.

Zombillénium, tome 1 : Gretchen

Aurélien a l’impression d’avoir tout raté dans sa vie : sa femme l’a quitté pour son prof de gym, et le braquage qu’il vient de tenter a lamentablement échoué, de manière aussi ridicule qu’inexplicable. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que son destin l’attend au coin de la rue : devenir un employé du parc Zombillénium, ce drôle de parc dans lequel déambulent vampires, zombis, loups garous et autres monstres plus ou moins terrifiants et exotiques. Tout le monde trouve que leurs costumes sont très bien faits. Mais… si il ne s’agissait pas de déguisements ? Pour Aurélien, ce qui ressemble furieusement à une malédiction peut aussi devenir l’occasion de prendre un nouveau départ, sous la protection bienveillante de Gretchen, une attachante sorcière stagiaire.

Concours « Bulles de Marseille » – Règlement

Les enseignants documentalistes du bassin de formation centre, de l’académie d’Aix-Marseille organisent un concours de bande dessinée dans l’objectif de promouvoir la lecture et de favoriser la liaison collège/lycée. Ce concours consiste à faire lire aux élèves une sélection de 10 titres de bande dessinée et à élire la meilleure BD de la sélection.

Article 1

Le concours « Bulles de Marseille » s’adresse à tous les établissements secondaires du bassin de formation centre. L’inscription de l’établissement est obligatoire et à lieu du 1er octobre au 20 octobre 2012.

Article 2

L’établissement participant peut inscrire au concours un club, une classe ou plusieurs classes.

Article 3

Chaque établissement participant devra avoir un référent pour ce concours.

Article 4

Chaque établissement doit voter pour un seul titre parmi la sélection des 10 titres de B.D. Les résultats du vote devront être transmis le 30 mars, au plus tard au référent du concours, Emmanuel Moreau à l’adresse emmanuel.moreau@ac-aix-marseille.fr

Article 5

Chaque établissement participant s’engage à rencontrer un établissement partenaire au moins une fois dans l’année, soit autour d’un auteur de BD, soit autour d’une manifestation relative à la BD.

Article 6

Chaque établissement participant s’engage à créer un partenariat avec une structure culturelle (librairie, bibliothèque, atelier d’auteur, etc…)

Article 7

La proclamation des résultats aura lieu dans un établissement participant, en fin d’année scolaire. L’établissement désigné s’engage à accueillir au moins trois représentants par établissement inscrit au concours. En outre, il se proposera d’exposer les travaux réalisés par les élèves, dans le cadre du concours.